Samba um dia, samba sempre

Samba um dia, samba sempre

Jeudi 24 février 2011

Ouh la la ce matin j'ai presque fait une grasse matinée : je me suis réveillée à 9 hrs !

 

Après le petit déjeuner Frida et moi prenons le métro jusqu'à Botafogo pour pouvoir aller au Pao de Açucar.

 

A propos du métro, je voulais dire qu'il était propre et simple d'utilisation, que je n'y avais pas senti d'odeurs nauséabondes. Il n'y a pas de couloirs à n'en plus finir. Il y a une signalisation au sol à l'endroit où s'arrête le métro : sur la gauche et la droite, est écrit au sol "embarque" et au milieu "desembarque" ce qui évite les incivilités comme dans les transports parisiens où les gens tueraient père et mère pour pouvoir monter et / ou descendre, quitte à te pousser sur les voies...

 

 

 

 

 

Il y a aussi une voiture réservée aux femmes, du lundi au vendredi, de 6 hrs à 9 hrs et de 17 hrs à 20 hrs. La voiture est bien indiquée et son emplacement est matérialisé au sol.


 

 

 

 

 

 

 

Ca coûte 44 Rs pour monter jusqu'au Pain de Sucre.


Il faut prendre un premier téléphérique, qui nous monte de Praia Vermelha jusqu'au Morro da Urca.

 

Le téléphérique part toutes les 20 minutes ou quand il a atteint sa capacité maximum (70 personnes + un opérateur).

 

La durée du voyage de Praia Vermelha au Morro da Urca est de 3 mn. Le téléphérique parcourt 6 mètres par seconde (21,6 km/h). La distance à parcourir d'un point à l'autre est de 528 mètres, et la hauteur du Morro da Urca est de 220 mètres.

 

Que c'est beau ! Quelle vue à couper le souffle !!!

 

Magnifique ! Legal, maravilhoso, sensacional, muito bonito, beleza rara !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

C'est la statue de Augusto Ferreira Ramos (Rio de Janeiro 1860 - Rio de Janeiro 1939). C'était un ingénieur brésilien, sorti de l'école polytechnique de Sao Paulo. On lui doit l'implantation du premier bondinho.

 

 

 

Voici ma traduction :  

 

Le premier bondinho (photo ci-dessus) date de 1912. Le 3ème téléphérique de transports de passagers installé dans le monde, avec cabine imaginée et fabriquée par l'entreprise allemande J. Pohlig pour la Companhia Caminho Aéreo Pao de Açucar, (la Cia C.A. Pao de Açucar fut fondée par A. Ferreira Ramos en 1911) est entré en opération en 1912, implanté par Augusto Ferreira Ramos.

 

Les "camarotes carril" furent bientôt appelés "bondinhos" pour leur similitude physique avec les tramways électriques qui circulaient dans les rues de Rio de Janeiro et fonctionnaient par système de "va et vient".

 

Le temps de voyage était de 4,5 minutes pour la première montée, et de 6 minutes pour la 2ème, à une vitesse moyenne de 2 mètres par seconde et l'énergie électrique était fournie par un moteur électrique de 75 HP.

 

Il transportait 22 passagers par voyage, et près de 2 100 par jour. Après 60 ans de fonctionnement, il fut mis en arrêt en 1972.

 

 

 

 

 

 C'est la statue de Cristovao Leite de Castro, qui a dirigé la Companhia Caminho Aéreo Pao de Açucar à partir de 1962, et qui a idéalisé et réalisé le téléphérique du pain de sucre inauguré le 29 octobre 1972.

 

  

 

 

 

Voici ma traduction

 

Le 2nd bondinho, 1972

 

Le 2ème téléphérique, imaginé et installé par l'Officvine Meccaniche Agudio Spa, de Milan, implanté par l'ingénieur Cristovao Leite de Castro, fut l'équipement le plus moderne ayant existé dans les années 1970.

 

Le design des cabines était d'un avant-garde absolu pour l'époque. Il fut présenté et récompensé au 4ème Salon de la Montagne, à Turin, en 1971.

 

Sa forme de boule, unique au monde à cette époque, a les faces latérales totalement transparentes grâce à l'usage du plexiglass et une structure en aluminium, et permet aux passagers une vision à 360 °

 

Le 2ème téléphérique, avec deux "bondinhos" sur chaque ligne, circulait en système de "va-et-vient", augmentant la capacité de transport de 115 à 1 360 passagers par heure.

 

la cabine mesure 5,40 m de long pour 3 m de large, peut transporter jusqu'à 75 passagers par voyage.

 

La vitesse de voyage était régulière, arrivant à 6 mètres par seconde pour le parcours Praia da Vermelha / Morro da Urca, et à 10 mètres par seconde pour le trajet Morro da Urca / Pao de Açucar.

 

Il a circulé de 1972 à 2008, cédant la place aux bondinho actuels.

 

  

 

 

Pour gagner le Pao de Açucar, il faut prendre un deuxième téléphérique. Le Pao de Açucar a une altitude de 396 mètres.

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors là, moi, toute cette beauté, ça me laisse sans voix.

 

Je vous en ajoute d'autres, pour le plaisir...

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guanabara Mitologica de Remo Bernucci

(une vision poétique de Rio de Janeiro)

 

La chevelure, les forêts

Les seins, les montagnes

La taille, les plages

La jupe, les vagues de la mer

La silhouette, la grâce de la femme carioca

Les pieds de la statue, Ibis


 

Maintenant, je vais vous dire quelque chose. Cette visite au pain de sucre me rappelle la chanson de Carlinhos Brown, interpretée par Marisa Monte (et Daniela Mercury également, entre autres) "Vide Gal" (A écouter ici)

 

Rio, rio, rio
Rio pra não chorar
Pra quem não sabe sou rio
A cantar

 

Sou do Flamengo
Sou ali em Botafogo
Sou da casquinha do ovo
E essas flores
Na Rocinha vou plantar
Quem olha minha barraca
No morro de Santa Marta
Quer morar

 

Se tenho fome
Como logo o Pão de Açúcar
Urro no topo da Urca
Se quero abraço
Tenho o Cristo pra abraçar
Tamborim pra ti tarol
Escolados pelo sol
Rio e morro de amar

 

Rio, rio, rio
Rio pra não chorar
Pra quem não sabe sou Rio
A cantar

 

Vide Gal

 

En partant du Pain de Sucre, Frida et moi décidons de manger quelque chose à Botafogo. Nous commandons une picanha. C'est de la viande de boeuf coupée en lamelles, servie avec du riz, des frites, du fromage, des dés de poivrons.


C'était DELICIEUX et très bien servi. Pour 37 Rs chacune, eau comprise.


Nous avions vraiment très faim, nous nous sommes jetées dessus comme des voraces.


Muito samba, pouco comida.

Beaucoup de samba, peu de nourriture.

 

E verdade que nao tenho muito fome, porque tem muito sol, ta bem quente, caminho muito, danço tambem, mas tem um momento que é preciso de comer, né ???

 

C'est vrai qu'avec ce soleil, cette chaleur, j'ai peu faim, malgré que je marche et danse beaucoup, mais à un moment donné, il est nécessaire de manger, non ???

 

Cet AM, Frida a un programme différent du mien. J'aime bien être seule de temps en temps.

 

J'ai emprunté le métro dans l'intention de me rendre au sambodrome. A la station, un monsieur me conseille de descendre plutôt à la station Praça Onze, en me disant que le sambodrome était "mais pertinho do sambodromo do que a estaçao Cidade Nova".

 

Merci Monsieur, je vais suivre votre conseil. Bien m'en a pris car j'ai trouvé cette station vraiment très bien décorée sur le thème, devinez un peu... Sur le thème du... Carnaval, bien sûr !

 

J'ai fait des photos de la station, comme il y en a beaucoup, vous pourrez les voir ici : cliquez sur le lien

 

A la station, aux pieds des escalators, une femme en fauteuil roulant me demande de bien vouloir appeler la sécurité pour qu'ils viennent l'aider à monter. Je suis allée jusqu'au guichet pour signaler qu'une femme en fauteuil roulant avait besoin d'aide, dis donc en portugais je me débrouille vachement bien, je l'ai même localisée pour qu'ils n'aient pas à la chercher dans toute la station. Quelques instants après, cette femme m'a remerciée.

 

Je marche jusqu'au sambodrome. Des gens y travaillent. De manière à ce qu'il soit prêt la semaine prochaine.

 


 

 

 

 

 

Au bout du sambodrome, voyez ci-dessus, la place de l'apotéose. A la fin du défilé, les écoles se dispersent ainsi : les chars sortent du côté droit, les gens sortent par la gauche. Vous avez aussi en arrière plan une favela dont j'ignore le nom (si quelqu'un peut me renseigner...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le 28 février, peinture de la piste.

 

 

Pour regagner Santa Teresa, je décide de prendre le bondinho.

 

J'ai même choisi de voyager sur le marchepied, plutôt étroit, comme vous pourrez le constater ci-dessous, mais ceci n'est rien par rapport à l'étroitesse du passage dont il bénéficie parfois (notamment au dessus des arches de Lapa, voir deuxième photo)

 

 

  

  


 

 

 

 

 

Arrivée au Bar do Gomes, je m'aperçois que j'ai oublié de demander l'arrêt. Donc je saute en marche. Mais quelle aventurière je suis ! Phénoménale. Indiana Jones, c'est moi... En fait, beaucoup de cariocas montent ou descendent en marche.

 

Pascale est venue à la pousada pour rencontrer Hélène et Joyce.

 

Lorsque je lui dis que Paul et moi avons programmé ce soir de nous rendre à la quadra de Beija-Flor, elle me signale que c'est loin, vraiment loin. Aussi, comme Tijuca, qui est plus proche, a un essai technique à la quadra ce soir et que Beija-Flor a un essai technique au sambodrome samedi, nous choisissons d'aller à Tijuca.

 

Tijuca est l'école qui a gagné le carnaval 2010 avec "E segredo". Ils avaient fait sensation l'an passé, notamment avec leur numéro visuel où les gens de la commissao de frente changeait d'habit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, en agitant des draps et des cerceaux, avec des paillettes sorties d'on ne sait où...

 

En passant à côté de la quadra, je m'aperçois que l'école Uniao da Ilha do Governador est juste à côté.

 

Pascale nous dit que depuis l'an dernier, la quadra de Tijuca a fait l'objet de travaux de rénovation et qu'elle a fait peau totalement neuve. Bon moi, je n'ai pas de point de comparaison avec l'an passé, mais vraiment c'est une très belle quadra. On sent qu'ils ont mis le paquet.

 

La façade

 


 

 

 

 

 

L'entrée, carrelée, avec un système de tourniquets.

 

 

 

 

 

Ils ont une très belle boutique de produits dérivés variés.


 

 

 

 


 

 

Voici ce que j'ai vu en face de la boutique

 

 

 

 

 

Dans la cour, il y a plusieurs stands permanents para comer e beber (manger et boire).


 


 

 

 

Peinture murale et fenêtre, suivi d'un ouvrage métallique représentant un paon, qui est le symbole de Tijuca


 

 

 

 

 

  

 

A l'intérieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Regardez cette jolie petite fille.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle prend déja la pose, mais il n'y pas qu'elle, en voici une autre qui prend la pose...

 

 

 

 

 

 

Les essais techniques vont commencer. C'est vraiment bien organisé. Ce n'est pas le joyeux bazar, c'est joyeux mais ce n'est pas le bazar.

 

On sent l'école qui a envie de gagner et qui s'en donne les moyens. Qui a confiance.

 

Les alas (les sections) sont appelés au micro. Les responsables des alas veillent au grain, aux lignes, à l'évolution. Ceux qui ne sont pas en ligne se font remonter les bretelles.

 

Le puxador (celui qui chante les sambas de l'école) fait un long speech d'encouragement. En criant dans son micro. On dirait un pasteur qui prêche pour son église (drôle de comparaison, je sais...).

 

Les gens sourient, les gens chantent (et dansent, bien sûr !). C'est commun à toutes les écoles que j'ai faites jusqu'à présent. La configuration des lieux est toujours différente, mais en tous l'amour de leur école et la foi qu'ils ont en elle se retrouve partout.

 

   

 

 

 

La section des bahianaises

 

 

 

 

 

 

 

 

Porte-bandeira et mestre-sala

 

 

 

 

 

 

 

 

Les passistas

 

C'était super à Tijuca parce qu'au milieu de la salle on a pu danser avec les passistas et les photographier à loisir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis rentrée à minuit et demi environ.

 

 

 

 

Article ajouté le 22 mars 2011




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